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Je suis une ado. Je suis au lycée. Enfin. J'aime les mots. Les citations, les touchantes. La musique, la vraie. Les livres, les bons. Les films, les palpitants. Les photos, les belles.
Les yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol

Il n'avait pas entendu assez tôt qu'il la perdrait à vouloir la garder. Il n'avait pas saisi qu'elle avait besoin de son amour, mais pas d'une relation. Il n'avait pas été capable d'entendre
que le début d'un amour ouvre non seulement à des espoirs insensés mais réveille aussi les blessures les plus profondes d'une enfance violentée.
Je croyais qu'il suffisait de t'aimer - Jacques Salomé
Hier, quand j'attendais Nirvana, j'ai fumé la cigarette que M. avait retourné dans mon paquet. C'était ma dernière. C'était un signe.
Il y a quelques article de cela, j'ai écrit ça :
"Et Elle retourna, dépitée, en morceaux, pleine d'une déception sans nom, vers lui, recherchait la joie et le bonheur qu'il lui apporte, malgré tout. Et comme d'habitude, il l'a reprendra, la
détestera peut-être au fond, mais voudra encore et toujours se noyer dans le bleu de ses yeux remplis du trop plein de larmes qu'elle ne laissait plus couler depuis tant d'années..."
Je pensais l'écrire au nom de Nirvana. Je me rends compte, est-ce la réalité qui me saute à la figure, que ces lignes ont été écrites à M. Que je ne l'ai jamais oublié. Qu'il a toujours été là,
tout près, dans mes pensées, le goût de ses lèvres sur les miennes. Son amour aussi, là, tout près. Sans avoir besoin de mots. On s'aime. On se l'est dit. Tout a l'heure. Il a compris mon signe.
Mon signe qui lui disait vient, revient. Vite, j'ai mal. Et il est revenu. Juste un "Je t'aime". Ca façon à lui de me dire qu'il était là, sans trop m'étouffer, sur la pointe des pieds de peur de
me brusquer, il est là. Il a était là a chaque fois. Dès le début. La première fois où l'on s'est vraiment parler est liée à la première fois où Nirvana m'a déçu. C'est comme ça. Je ne demande
rien à M.
Je pars Mercredi. Et je le verrais peut-être demain. Mais il y aura ma confi. Simple sécurité pour éviter tout débordement. On sait jamais ce qui peut se passer dans le noir d'une salle de
cinéma. Tout et rien à la fois.
Il est 01h05. Je suis sous ma couette, bien calée. Et dans mon esprit, tout est plus clair. Je ressens la sérénité perdue il y a longtemps. Et même si je ne serais pas avec M., j'aurais au
moins son amour, sa confiance, et la certitude durement acquise qu'il est là, derrière moi, ressentant inconditionnellement le besoin de me proteger, d'amortir mes chutes et que j'atterrisse dans
ses bras.