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casa-de-licia

Je suis une ado. Je suis au lycée. Enfin. J'aime les mots. Les citations, les touchantes. La musique, la vraie. Les livres, les bons. Les films, les palpitants. Les photos, les belles.

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Les yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol

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C'est dingue. C'est toujours la même histoire. C'est une cercle vicieux.
Je retrouve M. Comme à chaque fois que je m'éloigne de Nirvana. Ou peut-être que je l'ai jamais vraiment laissé. Il a toujours était là, dans ma tête. Je le savais. Mais je pensais pas que c'était... Que c'était quoi d'ailleurs ?? De l'amour ?? J'en sais rien, je ne sais plus. Il me connaît. Il a vu que je n'allais pas bien rien qu'en un regard. Il ne m'a pas laissé rentrer dans le gymnase, m'a pris la main, m'a dit d'allumer une clope, de m'asseoir. Et il est resté là, à côté de moi. Gardant ma main libre dans la sienne. Jouant avec ma bague en silence. J'aurais pu mourir là, nos respirations synchrones, le goût de ma Camel dans la bouche, ma bague tournant autour de mon doigt, le silence qu'apportent les champs autour du lycée. C'est ce que je retiens. Le silence malgré la ville, comme si la neige avait tout éteind, et mon bien-être. Mon soulagement. Il était là. Le sportif qui séche les deux petites heures d'EPS par semaine pour tenir la main à quelqu'un.
Et puis mes jambes sur les siennes. Son regard sur moi. J'osais pas lever les yeux, j'avais peur de ce qui allait arriver. On est restait là. Et puis, j'ai senti mes mains tremblaient, mes yeux se remplirent. Il m'a prise dans ses bras. Et je me suis laché. Sans tabous, sans complexes, j'ai pleuré comme jamais. Ce que je n'ai pas fait lors de l'anniversaire de mon frère. Ce qui m'a manqué.
C'est toujours lui qui me ramasse à la petite cuillère. Il n'y a que les personnes qui vous font du mal qui peuvent l'apaiser, ce mal. C'est ce qu'il cherche à faire j'ai l'impression. Et quand j'y pense, je me dis qu'il n'a rien dit quand j'ai flirté avec Nirvana. Ca lui a fait du mal que je m'éloigne de lui, que j'aille avec Nirvana, il me l'a dit. Mais il a attendu aujourd'hui pour me le dire. Il a du comprendre que c'était finit, que j'en avais marre de me battre. Il s'est libéré lui aussi. J'admire ce qu'il a fait. Il a mis ses sentiments de côté parce qu'il savait que c'était impossible. C'est nous deux qui est impossible. Impossible mais tellement réel.


Par Licia
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Mercredi 4 février 2009



J'te mentirais si j'te disais que j'y ai pas pensé
Si j'te disais que j'ai pas voulu
Retenir le nom de sa rue
Si j'te disait mon amour que j'ai rien senti
Rien entendu de ces non-dits
Qu'à ces silences j'ai pas souris
J'te mentirais, j'te mentirais

Vite, je tombe
Est-ce que tu me regarderas, est-ce que tu seras en bas
Pour m'emmener là où je ne sais pas
Là où je n'vais pas
Pour me ramener vers toi

Alors vite je tombe, comme un pantin sans fil
Trop libre et trop fragile
Je cherche ta main dans les nuages
Pour chasser son image.
Pour pas tourner la page.

Notre histoire qui défile.

Par Licia
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Mercredi 4 février 2009



J'ai passé la journée sans eux aujourd'hui. Sans Nirvana, sans M. Ils étaient dans mes pensées, dans un coin de ma tête bien sur, mais au moins je pouvais les chasser. Sortie au Louvre. Ils ne font pas la même option. Ca m'a fait une petite pause. Pour réfléchir. Et puis, toutes les réflexions se sont enfuies. J'y ai pas pensé de la journée. J'ai même pas vérifier mon portable. Je me suis pas rendu compte que ça ne captait pas à l'intérieur du Louvre. Je me suis rappelé que mon portable était là, dans ma poche, qu'à l'instant où je suis montée dans le bus et où il a vibré. Quand j'ai vu le nom de M. s'affichait, je crois bien que j'en ai eu la respiration coupée. C'était un texto, un simple texto. "Je suis dsl pr tt ce qui se passe. Jsais pas ou jen suis. Je crois que jtm. Je te demande pas tmattendre ou un truc comme ca. Tes libre, jveux que tu kiffes, pas que tu restes la a souffrir. Parcke tu peu mentir a qui tu veu ms pas a moi, jvois bien que tu souffre. Elle est la aussi. Je c pa koi faire. Je t'M".
J'ai pas sur quoi répondre. C'était là sous mes yeux, il me disait tout ce que j'avais envie d'entendre et même bien plus, ne nier pas l'existence de sa copine. Je l'ai montré à Elle. Elle a rien dit, elle m'a prise dans ses bras, elle m'a dit qu'elle était fière de moi, qu'elle m'aiderait quoi qu'il arrive, quoi que je réponde. Parce qu'il fallait que je réponde, je peux plus faire l'autruche, ça fait partie de mes résolutions.
"J'prefere souffrir pour toi plutot que pour n'importe qui. C'est toi, c'est comme ça. On verra ce qui arrivera, on force pas les choses, surtout pas. Faut pas tout gâcher. T'as tout le temps que tu veux. Je veux pas que tu fasses n'importe quoi. On peut pas savoir combien de temps ça dure l'amour."
Il m'a pas répondu. Je suis descendu du bus, au parking du lycée. Il était là, avec ses potes, il attendait le bus comme tout le monde. Ca a été comme un coup de poing dans mon estomac. Son frère, son faux-jumeau, son meilleur-ami avant tout, m'a vu, m'a souris, a tiré sur sa manche à lui. Il a tourné la tête, et lui aussi m'a souri. C'était un sourire triste, nostalgique et heureux en même temps. J'ai pas été le voir. J'ai pas choisi. Son frère m'a fait signe, alors j'ai regardé sur leur gauche, et je l'ai vu Elle. Elle qui doit forcèment se douté de quelque chose, elle qui voit nos regards, elle qui malgré tout est avec lui, elle qui est tout le contraire de moi. Je veux pas lui faire du mal, mais, c'est débile à dire, mais j'étais là avant elle. Je sais, c'est mal, c'est puéril. Je m'excuse. Mais il y a des choses qui ne peuvent pas être éviter. Elle retrouvera l'amour, c'est sur.

Et je pense à Nirvana aussi. Je me demande comment il va réagir si... Non, pas de si. Avec des si on met Paris en bouteille. Et puis après tout, il n'a rien fait. C'est fini avant d'être commencé. Alors, il n'a pas le droit de me dire quoi que se soit. Je ne l'empêche pas de m'en vouloir.

Par Licia
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Jeudi 5 février 2009

LOL (laughing out loud) ®

Aujourd'hui j'ai vu Lol. Je vous le conseille. Je me suis reconnu.
Pas spécialement dans Lola. Dans tous les personnages. Dans toutes les petites histoire il y a une partie de chacun. Je vous conseille vivement ce film. Allez le voir avec qui vous voulait. De votre amoureux à votre grand-mère, il n'y a pas de limites.
J'aurais aimé aller le voir avec Mathias. Je sais pas pourquoi. J'ai eu une envie comme ça d'être avec lui.
J'aime la chanson du film.

Par Licia
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Samedi 7 février 2009



A. va s'en aller. Vous savez, celui avec qui j'ai passée 9 mois ? Il va partir. En Angleterre. Vivre chez son oncle. Je le sais depuis jeudi, mais le dire comme ça, ça fait tellement réel. Ca fait une crampe à l'estomac.

Les deux jours prochains sont off pour moi. Ca va m'faire du bien. Ca va me permettre de réfléchir. De réfléchir à la discussion qu'on a eu avec Nirvana.
Il est venu me chercher, comme ça, j'ai pas très bien compris. J'avais jamais cette expression sur son visage. Je saurais pas mettre de mot là-dessus. On a était s'isoler, dans un coin sans issue où personne ne passe. On a parlait pendant plus d'une heure. Il m'a dit qu'il avait vu que j'étais pas bien. Je lui ai expliqué pour A., j'ai eu envie de lui dire tout ce qui se terrait au fond de moi. Lui, M., le possible départ de A. Il m'a dit que ça se voyait, qu'il savait que j'étais préoccupée. Il a menti. Ca ne se voit jamais. Il me connait juste par coeur. Et puis, il m'a dit qu'il savait pas où il en était. Par rapport à moi. Par rapport au fait que j'oscille constamment entre M. et lui. J'aurais voulu trouver quelque chose à dire. Lui raconter avec des mots la boule au ventre que j'avais aurait été une chose impossible. J'ai posée ma tête sur son épaule, et je suis restée silencieuse. J'aurais du lui dire que j'étais encore plus paumer que lui, ce qu'il sait forcément, lui dire que j'étais pas ce genre de fille, lui dire qu'il m'avait tout de suite plu, mais que M. était arrivé et que j'avais foirée. Parce que oui, j'ai foirée. Comme Lui, comme M. On a fait des erreurs tous les trois, mais... Mais je voulais pas ce foutu triangle amoureux. Ce que je voulais au départ c'était.. Nirvana. Oui, c'était Nirvana. Depuis le premier jour où je l'ai vu dans cette amphi. On dit toujours que le premier choix est le bon. Qu'il faut pas en changer. Je me demande ce qui m'est passé par la tête à cette époque. Ca me paraît tellement loin tout ça. Je me demande encore pourquoi j'ai été vers ce mec que je détestais au départ. Parce que c'était Nirvana le tout premier. J'aurais pas imaginé quelqu'un d'autre que lui. Et puis j'ai découvert le vrai M. Je saurai pas dire lequel je veux. Je veux pas me l'avouer. Je veux pas chercher vraiment, creuser au fond de moi.
Je le ferais. Pendant ces deux jours. Même plus tôt. Promis.

 

Par Licia
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Lundi 9 février 2009

Comparisons are easily done
Once you've had a taste of perfection
Like an apple hanging from a tree
I picked the ripest one
I still got the seed

You said move on
Where do I go ?
I guess second best
Is all I will know

Cause when I'm with him
I am thinking of you
Thinking of you
What you would do if
You were the one
Who was spending the night
Oh I wish that I
Was looking into your eyes


You're like an Indian summer
In the middle of winter
Like a hard candy
With a surprise center

How do I get better
Once I've had the best
You said there's
Tons of fish in the water
So the waters I will test

He kissed my lips
I taste your mouth
He pulled me in
I was disgusted with myself

Cause when I'm with him
I am thinking of you
Thinking of you
What you would do if
You were the one
Who was spending the night
Oh I wish that I
Was looking into...

You're the best
And yes I do regret
How I could let myself
Let you go
Now the lesson's learned
I touched it I was burned
Oh I think you should know

Cause when I'm with him
I am thinking of you
Thinking of you
What you would do if
You were the one
Who was spending the night
Oh I wish that I
Was looking into your eyes
Looking into your eyes
Looking into your eyes
Oh won't you walk through
And bust in the door
And take me away
Oh no more mistakes
Cause in your eyes I'd like to stay

Par Licia - Publié dans : Musique
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Mardi 10 février 2009



J'ai revu Lol aujourd'hui. Rien que pour Elle. Rien que pour ma confi'.
Grâce à ça j'ai appris que dimanche on ira voir Twilight. Même si j'aime pas ce genre de film qui font une vague de groupies. Mais j'irais le voir avec Elle et avec Nirvana.
Il a faillit venir aujourd'hui. N'a pas pu car s'est réveillé 10 minutes avant le début du film. On le préviendra plus tôt la prochaine fois. La prochaine fois ce sera Dimanche. Je crois que c'est une des rares fois où je vais me retrouver avec lui en dehors du lycée. C'est bizarre. Mais en même temps j'appréhende. J'appréhende la réaction de M. quand il sera au courant de ça, la réaction de Nirvana demain. Après notre discussion de lundi, on ne s'est pas vraiment reparler. Je me demande ce qui va se passer.
Je veux être avec lui. J'ai réfléchi. Et puis après, ça m'a fait cette sensation. Vous savez ? Cette sensation après que vous ayez fait quelque chose que vous detestez faire, mais que vous êtes obligés de faire. J'ai eu cette sensation. J'ai pensé à lui en regardant Lol. Ca l'a fait rire. Elle m'a dit que Lol, c'était moi. Les parents divorcés en moins. Sinon c'était moi. L'hésitation entre deux potes. Les deux relations ambigues. La merde dans le cerveau. La galére de penser au quand-dira-t'on.
J'ai besoin de lui. Je m'en rends compte comme ça, d'un coup. Je suis dépendante de lui. Mes humeurs dépandent des siennes. Y'aurais pas autant de sourires sans lui. Pas autant de larmes non plus. Pas autant de déceptions, de prise de tête. Mais pas non plus de torsions de boyaux tellement on est impatient, pas de battements de coeur tellement fort que l'on a l'impression qu'il va transpercer la poitrine, pas de regards qui vous font fondre, pas de ventre en feu, pas de sourires accrochés à vos lèvres tout au long de la journée. C'est ça l'amour ? Que l'ensemble de vos réactions, de vos humeurs, de vos décisions, l'ensemble de votre vie dépend de lui ? Dépend de l'être aimé et de son caractère, de sa tolèrance ? Moi qui déteste perdre le contrôle de ma vie, j'avais pas vu ça comme ça. Et vous savez le pire ? C'est que ça me plaît. Je m'appuie sur quelqu'un, je lâche un peu du leste, c'est dur bien sûr, mais ça fait du bien. Ca me soulage. Même quelques instants, au moins ça me soulage.
Je l'aime. C'est dur à avouer. Et vous avez dû le deviner depuis longtemps. Mais est-ce que c'est de l'amour que je ressens pour M. ? Est-ce que, si un jour mes lèvres touchent celles de Nirvana, est-ce que ce jour-là j'aurais le goût de celles de M. ?

Je sais pas si M. aura les épaules pour gérer tout ça. Pour gérer tout ce que ça implique d'être avec moi. Il les as pour gérer ce qui se passe en ce moment, mais il n'est pas vraiment avec moi. Je ne sais pas s'il a conscience de ce que je suis réellement.

Je lui ai dis. Je lui ai avouer que je ne voulais pas qu'on continue. Que c'était un super ami. Mais qu'à partir de maintenant il fallait qu'il se concentre sur elle. Elle qui est malgré tout une fille bien. Qui l'aime et qui doit se rendre compte de ce qui se passe. J'ai mis un temps fou à écrire cet article. Alors j'ai eu le temps de lui dire. Il est d'accord. On va tracer nos routes, chacun de notre côté, mais toujours en s'épaulant l'un l'autre, grande contraction, euphémisme complet.

Par Licia
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Mercredi 11 février 2009




J'ai encore envie d'écrire. Comme j'ai envie d'une cigarette. Sauf que ça, ça ne passera pas avec un chewing-gum ou un bonbon. Il y a aucun moyen de faire passer cette envie.

Nirvana m'a décripté j'ai l'impression. Peut-être encore plus que M. Il le sait, je le sens. Il sait que si il me veut, il devra me prendre toute entière. De mes Converses à ma cigarette. Du chewing-gum constamment dans ma bouche à mon tic de faire tourner ma bague autour de mon doigt. De mon habitude à compter les marches quand je monte un escalier à mes chaussettes toujours différentes. De mon amour pour le malibu à mes pupilles dilatées lors des longues journées aux heures de perm trop nombreuses. De mes 3 papiers de capotes dans la poche avant de mon sac, vestige d'une soirée où les ballons manquaient, à mon passé. Au actes de mon passé. A tout ce que j'ai pu faire, à cette fille que j'ai pu être, que je voudrais pouvoir effacer, enfouir tout au fond de moi et rayer de la mémoire des gens. Il connaît aussi ma tendance à ne pas faire confiance aux gens, à regarder l'âme des gens avant de me faire mon avis, ma tendance à fuir les putes, pétasses et autres racoleuses en tout genre qui aime tant lui tournaient autour, ma tendance à tout intérioriser, garder pour moi, retenir à deux mains au fond de mon intérieur, ma tendance à tout laisser partir au moment le plus innatendu, au moment de la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ma tendance à me tourner vers lui lorsque je ne vais pas bien. Ma tendance maintes fois répétée à me retrouver dans ses bras et à pleurer toutes les larmes de mon corps, sans lui dire pourquoi ni comment, rester là, me vider sur lui, le laver de tout ce qu'il a pu faire en revenant vers lui. Toujours. A la fin de chaque chapitre de cette histoire, on pourrait voir marquer : "Et Elle retourna, dépitée, en morceaux, pleine d'une déception sans nom, vers lui, recherchait la joie et le bonheur qu'il lui apporte, malgré tout. Et comme d'habitude, il l'a reprendra, la détestera peut-être au fond, mais voudra encore et toujours se noyer dans le bleu de ses yeux remplis du trop plein de larmes qu'elle ne laissait plus couler depuis tant d'années..." 

Par Licia
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Mercredi 11 février 2009



Qu'y a-t-il de plus beau dans une relation ?
Le plaisir de l'anticiper dans l'attente
Le bonheur de la vivre au présent
L'émerveillement de son souvenir
Une immense nostalgie de n'avoir pas su la vivre à pleine vie.



Je croyais qu'il suffisait de t'aimer - Jacques Salomé. Boulerversant.

Par Licia - Publié dans : Livres
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Vendredi 13 février 2009

Ca y est. Je l'ai dis. J'ai enfin réussi. C'est enfin sortie. J'ai enfin réussi à vomir ses mots qui me faisaient horreur, qui me rongaient de l'intérieur. J'ai enfin pu dire que j'avais mal. Que ce qui s'est passait avec Mathias m'a fait mal. Me fait toujours mal.

"On va pas remuer le couteau dans la plaie. Parce qu'elle pisse encore le sang, la plaie. On Oublie. Enfin, J'oublie. Du moins j'essaye."

C'est comme ci je commençais un deuil. On le sent. On le sent quand les choses sont définitivement finies. Quand on est à bout, quand on a trop batailler, trop lutter pour quelque chose qui est censé être pacifique, pour l'amour. Il n'est plus pacifique, non il ne l'est plus quand il est passionnel. Il devient déchirant. On le sent quand on doit tourner la page, passer à d'autres choses, regarder la réalité en face. Reconaître ses torts. Reconnaître qu'on a était qu'une pauvre idiote manipulée. Et qu'on croyait que c'était de l'amour. Mais non, madame, c'est pas de l'amour ça. C'est de la soumission. C'est assassiné une partie de soi-même. C'est ce que j'ai fait. J'ai perdue une partie de moi-même dans cette histoire. Mais je vais devenir un lézard. Ils font bien repousser leur queue, eux, alors pourquoi moi je pourrais pas faire repousser cette partie de moi-même moi, hein ? La rendre encore plus forte.

L'amour c'est une fusion. C'est une fusion, mais en même temps c'est un partage. Une accroche de deux individus, avec leur caractère, leur personnalité, leurs défauts, leurs qualités. L'amour c'est quelque chose d'incontournable. Ca vous fait déplacer des montagnes. Ca vous fait ne pas manger pendant des jours. N'importe quel amour. D'amitié, de famille. N'importe lequel.

Mon amour à moi il est entier. Il est protecteur. Il n'est pas étouffant. Il laisse de l'espace, mais n'attend pas qu'on lui en rende en retour. Il accepte toutes les qualités et tous les défauts, ne blâme pas, ne juge pas. Il ouvre toutes les portes, il fait pénétrer l'autre dans ma vie. Dans mon passé, dans les choses dont je ne parle jamais, dans le mal-être qu'on pourrait deviner sous les sourires, mais qui n'est tellement pas évident, qu'il ne vous vient même pas à l'esprit. Et l'ouverture de ces portes, c'est ce déclic qui se produit au bout d'un certain temps. Ce déclic où je n'ai plus peur de me retrouver avec l'autre, où je suis naturelle, où je me livre, où je deviens celle que de rares personnes ont déjà vu.

 

Par Licia
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Vendredi 13 février 2009
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